Au siège du Parti Travailliste

Aller en bas

Au siège du Parti Travailliste

Message  Paul Pathyne le Ven 24 Mar 2017 - 16:49

Antoine Landéry était à la tête du Parti de la Justice et du Progrès et la liste qu'il avait menée lors de la précédente élection avait obtenu un score intéressant et 6 sièges au Sénat. Depuis, Peyranne avait fondé son parti et de nombreux militants PJP, dont la sénatrice Geneviève Herbert, déçus de l'alliance avec le centre et les libéraux, avaient quitté le parti pour rejoindre le leader merksiste.

Le parti avait alors opéré une refondation, pour se rapprocher de son électorat, et se faisait désormais appeler le Parti Travailliste. Le parti pouvait s'enorgueillir d'avoir deux représentantes de poids au gouvernement, Suzanne Destier à la Chancellerie et Saskia Séborova, qui était Ministre de l'Économie.

Après sa refondation, le Parti Travailliste avait attiré à lui des personnalités civiles, des pointures dans leur domaine. Dominique Sillard-Guérin était un économiste de renom. Marielle Destriveaux était une écrivaine, très impliquée dans la lutte pour les droits des homosexuels.

Landéry décida de mettre ces personnes sur le devant de la scène, elles défendraient le programme du parti dans les médias et donc, elles figureraient en bonne place sur la liste qui serait proposée aux électeurs.
avatar
Paul Pathyne

Messages : 2104
Date d'inscription : 16/11/2016
Age : 70

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au siège du Parti Travailliste

Message  Paul Pathyne le Mer 5 Juil 2017 - 14:29




Antoine Landéry était songeur.

Il était évidemment déçu du score des travaillistes à la sénatoriale et il se dit qu'il n'avait pas été très inspiré le jour où il avait eu l'idée de confier la tête de la liste à la Chancelière de Falaise.

Aujourd'hui, Peyranne était le mieux placé pour être Chancelier, en dépit de la profonde inimitié qui régnait entre lui et le Prince-Padishah. Plusieurs mois auparavant, Paul Pathyne avait en effet songé à interdire le merksisme-luninisme à Mézénas mais les Mézènes ne l'avaient pas suivi et avait rejeté cette idée lors d'un référendum.

Landéry avait deux options : soit il se montrait intransigeant avec le leader du PGO car sans la participation des sénateurs travaillistes, Peyranne n'aurait pas de majorité, soit il se montrait au contraire conciliant et facilitait ainsi la mise en place d'une coalition strictement de gauche (ce qui était de plus le désir d'une grande partie des électeurs travaillistes), mais dans ce cas, la Chancelière qui préfèrerait sans doute une coalition de centre-gauche devrait passer à la trappe.

Cette dernière étant au Skotinos pour le sommet de la LEM, il se dit que s'il décidait de retenir la deuxième solution, les circonstances lui étaient favorables.

Landéry n'avait aucun goût pour les trahisons en politique, mais il était avant tout le Secrétaire Général du Parti Travailliste et le job qu'on lui avait confié était d'amener les idées de son parti au pouvoir. Convaincu d'être dans son bon droit et même s'il savait déjà que ça jetterait un froid entre lui et De Falaise, Landéry prit son téléphone et appela Peyranne afin de convenir d'un rendez-vous.
avatar
Paul Pathyne

Messages : 2104
Date d'inscription : 16/11/2016
Age : 70

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au siège du Parti Travailliste

Message  Paul Pathyne le Mer 29 Nov 2017 - 10:00

Chez les travaillistes, l'ambiance était comparable à ce qu'elle était chez les ex-merksistes, mais en pire !

La cote de popularité de Palandier était relativement élevée, 57%, et il était fort probable que le parti bénéficierait de cette popularité lors de la prochaine sénatoriale, si toutefois elle se confirmait.

Mais Landéry n'avait jamais été capable de s'imposer comme un candidat crédible à la Chancellerie. A chaque fois que les travaillistes avaient été au gouvernement, c'était dans une coalition rassemblant des personnalités de gauche et du centre, voire de la droite. Le seul gouvernement clairement de gauche auquel ils avaient participé avait été dirigé par Peyranne et ç'avait été un fiasco, à tel point que la propre soeur de Peyranne voulait le virer de la direction du PGO.

Dans ses conditions, les cadres du parti les plus à gauche pressèrent Landéry de remettre en jeu son mandat de Secrétaire Général lors d'un congrès. Et pour que les médias s'y intéressent, il fut décidé de griller la politesse au PGO et de le démarrer ce vendredi.

Les couteaux allaient pouvoir sortir de leur fourreau...
avatar
Paul Pathyne

Messages : 2104
Date d'inscription : 16/11/2016
Age : 70

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au siège du Parti Travailliste

Message  Paul Pathyne le Ven 1 Déc 2017 - 9:40




Des militants arrivaient déjà au siège du PT.

Divers orateurs devaient se succéder, Landéry ouvrirait lui-même le congrès et il espérait être encore Secrétaire Général au moment de la clôture.

Le congrès serait bref et avant ce soir, l'élection du Secrétaire Général aurait lieu.
avatar
Paul Pathyne

Messages : 2104
Date d'inscription : 16/11/2016
Age : 70

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au siège du Parti Travailliste

Message  Paul Pathyne le Ven 1 Déc 2017 - 13:14

Le congrès est assez houleux ! Le nom de Landéry, plusieurs fois cité à la tribune, a été copieusement sifflé. Beaucoup lui reprochent les concessions qu'il a trop souvent faites au centre et même à la droite, d'abord pour que les travaillistes participent au gouvernement de Marielle de Falaise, puis à celui de Marie-Hélène de Palandier. Ces concessions, toujours au bénéfice de l'aile libérale-démocrate du parti, incarnée par Sillard-Guérin, puis par Destriveaux, tous deux nommés successivement à l'Économie.






Le discours de Françoise Debigny a été très applaudi par les militants. Surnommé "Mamie Pruneaux" par ses supporters (depuis qu'elle a révélé que le sanglier aux pruneaux était son plat préféré), elle a rappelé son attachement aux valeurs de la gauche, un attachement qu'elle défendait déjà lorsqu'elle militait chez les travaillistes francovars il y a plusieurs années de cela.

D'autres orateurs devaient prendre la parole dans la journée. Mais comme l'heure avançait, tout le monde s'accorda une pause de courte durée pour déjeuner.

Ce qui, selon les standards mézènes, signifiait que le congrès ne reprendrait pas avant 3 ou 4 heures...
avatar
Paul Pathyne

Messages : 2104
Date d'inscription : 16/11/2016
Age : 70

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au siège du Parti Travailliste

Message  Paul Pathyne le Ven 1 Déc 2017 - 19:57

   


Le congrès avait repris et d'autres personnalités se succédèrent à la tribune, en particulier Armand Laudiard et Clarisse de Formenteuil. Tous deux s'étaient fait connaitre en étant parmi les premiers ParLEMentaires mézènes. C'est au cours de ces prises de parole que les choses dégénérèrent. Le congrès se transforma en règlements de compte, c'était à celui qui parlerait le plus fort ou aurait le plus de critiques à formuler à l'égard d'untel ou d'untel.

Laudiard incarnait la gauche traditionnelle et il fustigea la trahison des idéaux de gauche, il dénonça le fait que pas une seule fois Landéry n'avait été présent aux côtés des travailleurs mézènes lors de la très longue grève qui s'était déroulée il y a peu.

Clarisse de Formenteuil incarnait la gauche au pouvoir actuellement. Elle apporta son soutien à Palandier qui, selon elle, faisait un travail remarquable à la Chancellerie. Elle fut très critique à l'égard de Laudiard, qu'elle avait côtoyé au ParLEMent, disant que celui-ci dormait pendant les séances et qu'elle était obligée de supporter ses ronflements.

Mais l'on vit également monter à la tribune un jeune homme, Étienne Debigny. C'était le petit-fils de Françoise Debigny, qui s'était exprimée plus tôt dans la journée. Pour cette raison, il fut écouté attentivement et remporta un certain succès. Il se présenta comme un homme de synthèse, il n'avait que faire des étiquettes et déclara qu'il prendrait le meilleur dans chaque courant travailliste pour les rassembler en un nouveau courant, afin de mettre sur pied une gauche moderne, ouverte et tolérante. Très bel exemple de langue de bois, dirent certains.

Les trois se déclarèrent candidats pour le poste de Landéry. Il devenait de plus en plus difficile pour lui d'espérer rester à la tête du parti.

Il commença même à se demander si ça valait encore la peine d'être candidat...
avatar
Paul Pathyne

Messages : 2104
Date d'inscription : 16/11/2016
Age : 70

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au siège du Parti Travailliste

Message  Paul Pathyne le Ven 1 Déc 2017 - 20:35

Après quelques tractations en coulisses, Landéry annonça qu'il renonçait à se porter candidat.

On procéda donc au vote. Il n'y aurait qu'un seul tour de scrutin.



Étienne Debigny 43,24 %
Clarisse de Formenteuil 33,78 %
Armand Laudiard 22,98 %


Étienne Debigny fut donc élu Secrétaire Général du Parti Travailliste et succédait ainsi à Antoine Landéry.

Dans son discours, il remercia sa grand-mère Françoise, qui lui avait parlé de politique depuis qu'il était enfant et lui avait donné envie de s'engager aux côtés des travaillistes. Il remercia toutes celles et tous ceux qui avaient voté pour lui.



Étienne Debigny : Vous tous qui avez voté pour moi, vous avez compris l'importance de la recherche constante du compromis, l'importance du dialogue et du consensus !

Cette gauche que les travaillistes doivent incarner, elle n'est pas libérale, sociale-libérale ou sociale-démocrate, elle n'est pas non plus traditionnelle, car elle est tournée vers l'avenir et vers demain, elle n'est pas dans l'exubérance, mais elle est dans le calme et dans la pondération.

Et cette gauche, mes amis, je la ferai aller plus loin, je la ferai gagner, et nous gagnerons, ensemble nous gagnerons ! Vive le Parti Travailliste ! Vive les États Fédérés !


Son discours fut suivi d'un tonnerre d'applaudissements. Sur la tribune, mais un peu à l'écart, Landéry applaudissait mais sans grand enthousiasme.


Armand Laudiard : C'est du grand art, bravo l'artiste. J'adore sa façon qu'il a de manier la langue de bois, de dire des phrases totalement vides et creuses et qui n'ont aucun sens mais qui plaisent ! Ce petit fumier t'a piqué le parti, et en plus, avec la classe !

Antoine Landéry : Tais-toi, Laudiard ! Et surtout, n'oublie pas de sourire, t'as les journalistes de la télé qui sont dans la salle et en ce moment, ils nous filment !
avatar
Paul Pathyne

Messages : 2104
Date d'inscription : 16/11/2016
Age : 70

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au siège du Parti Travailliste

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum