Série "Holger" - Épisode 1

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Série "Holger" - Épisode 1

Message  Kurt Denfell le Sam 25 Juil 2015 - 12:18

Depuis une semaine, la bande-annonce présentant la nouvelle série de Direct Prya n'a cessé d'apparaître sur les écrans de Direct Prya. Aujourd'hui, c'est la dernière diffusion de la bande-annonce avant le début de cette nouvelle production de la chaîne Pryanne:




HOLGER
Episode 1



Port de Tindali
An de grâce 1742




Holger ne se lasse jamais de parcourir les méandres du port de Tindali. Le jeune homme, âgé d'une vingtaine d'années, est fasciné par les bateaux marchands qui déchargent leurs cargaisons plus incroyables les unes que les autres ; par ces marins au langage fleuri de ceux qui ont parcouru les mers et qui ont toujours une bonne histoire à raconter autour d'un verre ; par tous ces rêves d'aventures qu'un port foisonnant d'activités peut mettre dans la tête d'un jeune garçon qui a toujours vécu dans la même cité, même s'il s'agit de Tindali, véritable nœud commercial et qui voit défiler sur ses quais toutes les nationalités et toutes les ethnies. C'est pour ces raisons que le jeune Holger adore le port de Tindali : sans bouger de son port bien-aimé, il voit le monde toquer à sa porte et la promesse que, bientôt, ce monde sera à lui.
C'est qu'aussi loin qu'il s'en souvienne, Holger est bercé dans cet univers. Aussi loin qu'il s'en souvienne, son père, Holger le Vieux, qui n'était que Holger avant la naissance de celui qu'on appelle affectueusement Holger le Jeune, a toujours été un marchand et un armateur florissant. Première fortune de Tindali, il a su partir de rien pour monter une entreprise commerciale qui ferait l'envie de beaucoup. Du modeste bateau de pêcheur, reconverti en petit navire marchand, dont il s'était servi à ses débuts pour ramener des tissus précieux à Tindali, Holger le Vieux était passé à une flotte composée de plus d'une dizaine de galions marchands qui sillonnaient les mers et, chaque jour, enrichissait la famille. À force de volonté, de courage et d'un génie commercial inégalé, il avait bâti tout cela et Holger, le Jeune, qui n'avait fait que goûter aux bienfaits de cette richesse depuis son enfance et avait vécu l'oisiveté des riches, vouait une admiration sans bornes à son père pour toutes ses qualités.

Trêve de rêveries d'aventures, Holger était attendu ! Son père avait convié les notables de la ville à un repas dans leur maison cossue du centre de Tindali, La famille avait longtemps habité une grande bâtisse près des quais du port, mais, ayant accompli le maximum qu'il avait pu accomplir en tant que marchand, Holger le Vieux avait récemment décidé de déménager dans le centre de la ville, à proximité de l'hôtel de ville. C'était là la nouvelle marotte du patriarche : peser dans la politique de la cité marchande, voire en prendre la tête. Holger se souvenait très bien de la discussion qu'il avait eu à ce propos avec son père :


- Père, nous sommes marchands, pas politiciens. Ne devrions-nous pas laisser cela à ceux dont c'est le métier ?
- Nous devrions, mon fils, nous devrions. Mais, jour après jour, je vois l'envie de certains de se saisir de nos biens, de nos bateaux, de notre fortune. Hier, encore, ils ont augmenté les taxes ! La troisième fois cette année !
- Mais qu'y pouvons-nous, Père ?
- Leur faire comprendre que le commerce est l'essence de Tindali ! Que sans nous et sans les autres marchands, Tindali est voué à sa perte. C'est pourquoi je veux entrer dans ce nid de vipères qu'est l'hôtel de ville de Tindali, pour empêcher qu'ils prennent des décisions stupides. Heureusement que le maire Lylasion le comprend et me soutient !

Piéry Lylasion, le maire de Tindali, Holger le regardait en ce moment même dans la salle de banquet de la famille d'Holger. Comme toujours, quand il y avait une réception, il était invité. C'était un bon ami de son père, un vrai soutien dans toutes les affaires qui touchaient à la fortune des Holger. Mais, contrairement à son père, Holger le Jeune ne l'aimait pas trop et avait l'impression que le maire cacher toujours quelque chose, de préparer un coup fourré et d'avoir mille machinations en mouvements dans sa tête.
Cette impression, le jeune homme se l'était forgé il y a bien longtemps déjà. C'est qu'il cotoyait le maire de Tindali depuis des années. Outre sa place à l'hôtel de ville, Piéry Lylasion était le second marchand de la cité et possédait presque autant de bateaux et de richesses que la famille d'Holger. Mais bien moins de scrupules, à ce qu'on disait. De par leurs statuts de première et deuxième familles marchandes, la famille d'Holger et la famille Lylasion se côtoyaient très souvent. D'ailleurs, Grigor, le fils de Piéry, n'était autre que le meilleur ami d'Holger.

Ah, Grigor ! Ils en avaient fait des coups fourrés tous les deux depuis leur plus tendre enfance. Inséparables, ils avaient mené la vie dure à leurs nourrices, puis leurs précepteurs et, enfin, aux Tindalites qui les fuyaient comme la peste dès qu'ils étaient ensemble, certain que la paire allait leur jouer un mauvais tour qui feraient rire les deux jeunes hommes pendant des jours.
Grigor était aussi là à la réception. Il avait hérité des yeux globuleux de son père et avait le même air chafouin, même si Holger savait que ce n'était qu'une malchance de naissance, car il ne connaissait personne de plus franc et honnête que Grigor ! Son compère était en pleine discussion avec une jeune fille que Holger n'avait jamais vu, il en était certain. Elle était d'une beauté tellement renversante que s'il l'avait rencontré, il n'aurait jamais pu l'oublier. Elle riait à ce que lui disait Grigor qui, à chaque trait d'esprit qui faisait mouche, semblait grimper sur un nouveau petit nuage.


Holger les regardait discuter, heureux parce que son meilleur semblait l'être, quand la jeune fille, levant la tête, croisa le regard d'Holger. Dieu qu'elle était magnifique ! Elle le regarda pendant quelques secondes, intensément. Il faut dire que, contrairement à Grigor, Holger avait été bien pourvu par la nature : de grande taille, d'une blondeur peu commune à Tindali, il avait un beau visage qui respirait la jeunesse et l'honnêteté.


La jeune fille discuta encore quelques minutes avec Grigor avant de lui faire une gracieuse courbette, lui faisant comprendre qu'elle prenait congé. Même si Holger ne voyait que le dos de son ami, il avait clairement vu le rouge lui montait au visage : qu'il devait être déçu d'être privé de la compagnie de la belle ! Cette dernière, d'ailleurs, sans hésitation ou sans la pudeur propre aux gens de la bonne société, marcha d'un pas décidé en direction d'Holger. Diable, un regard avait suffit pour qu'elle perde toute bienséance et se mette en tête de lui adresser la parole !


C'est une courbette tout aussi gracieuse que celle qu'elle avait fait à Grigor qu'elle adressa à Holger. Elle souriait de toutes ses dents. Et elle en était encore plus belle.





- Vous voilà, Monsieur Holger le Jeune, lui dit-elle, espiègle.
- Ah, j'ignorais que j'étais attendu ! Toutes mes excuses !
- De ce que j'en sais, la moitié des demoiselles de Tindali vous attend impatiemment. L'autre moitié ne vous attend plus, elles ont déjà reçu votre visite !

Elle ria de sa propre plaisanterie et Holger, à gorge déployée, partagea cette hilarité.


- Et bien, je dois vous avouer que vous n'avez pas tort. Même si je crois franchement que vous êtes bien généreuse quant à ces chiffres. - - - Même si nous marchandons beaucoup dans ma famille, je ne tiens aucune comptabilité de ce genre. Néanmoins, je suis persuadé que cette « moitié » ne compte qu'une poignée de personnes.
- Oh le goujat ! Parler comme cela à une demoiselle comme moi !
- Diantre, et moi qui croyais que vous appréciiez ce genre de plaisanteries. Au fait, à qui ai-je l'honneur ? Vous connaissez mon nom, mais je ne connais point le vôtre.
- Je manque à tous mes devoirs. Je suis Mademoiselle Anne de la Tavia.
- De la Tavia ? Je n'ai jamais entendu ce nom, sans vouloir vous offenser.
- Il n'a rien de fameux, si vous voulez mon avis.

La conversation continua de longues heures. Pendant tout le banquet, à vrai dire. Les deux jeunes gens discutaient de tout, du commerce en passant par le monde qui les entourait, la politique et la famille, même si Anne ne pipait pas mot sur la sienne. Et ils riaient, beaucoup, des plaisanteries de l'un comme de l'autre. En somme, ils étaient heureux.
Tellement heureux et concentrés l'un sur l'autre qu'ils n'avaient pas vu deux choses qui avaient été flagrantes pour beaucoup lors de cette réception : le regard envieux de Grigor Lylasion sur eux-même ; et le regard tout aussi envieux, mais, en plus, plein de mauvaises promesses, de Piéry Lylasion sur Holger le Vieux.



Manoir Lylasion
Plus tard dans la même soirée


Le manoir bâti par la famille Lylasion est à l'écart de la ville, juché sur une petite colline. Piéry Lylasion l'a fait bâtir là il y a plusieurs années dans l'intention de faire comprendre aux Tindalites qu'il n'était pas comme eux, mais bien au-dessus d'eux. Le vieil homme se considère non pas comme le maire élu de la cité, mais comme son gouverneur. Or, tout bon gouverneur loge dans une maison de gouverneur, au-delà de la ville pour trôner sur celle-ci.
De plus, la ville n'est pas sûre. Piéry est certain qu'on en veut à sa fortune et loger en ville n'apporte pas la même sécurité qu'à l'extérieur de celle-ci. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il s'est doté d'une poignée de gardes armés jusqu'aux dents. Il n'a d'ailleurs pas tout à fait tort : les Lylasion ne bénéficient pas de la même popularité que la famille d'Holger le Vieux, qui est quasiment révéré dans la plupart des quartiers de Tindali. Si un jour, la situation tournait au vinaigre, ce n'est pas Holger le Vieux qui serait étripé par la populace en furie, mais bien Piéry.

Cette différence de popularité, sa seconde place dans l'ordre des marchands de la ville, sa richesse moindre, toutes ces choses, le vieux Piéry en est bien conscient. S'il arrive à donner le change la plupart du temps, il n'en reste pas moins maladivement jaloux de celui qui le considère comme un ami proche. Ce Holger a tout pour lui !
Piéry, justement, en discute avec son fils, Grigor :


- Foutaises ! Conneries ! Je hais Holger ! Regarde la réception qu'il a donné ce soir : en jeter plein la vue à tout le monde !
- Père, père, calmez-vous. Ce n'était qu'une réception comme une autre.
- Certes, mais le vieux Holger le fait sans faire attention à moi ! Il est au courant de nos difficultés pourtant ! Et il nous balance ses richesses en pleine figure !

Grigor est surpris de ces paroles. Son père le tient généralement en dehors des affaires familiales. Pour lui, elles sont prospères. Il faut croire qu'il a tort.


- Père, qu'entendez-vous par « nos difficultés » ?
- Ah ! Je ne voulais pas t'en parler...Nous venons de perdre trois bateaux durant le mois qui vient de s'écouler. Un a coulé dans une tempête ; un a été arraisonné par les barbares du continent nord ; et un dernier semble avoir été capturé par des pirates. Et ces bateaux étaient pleins de nos marchandises ! Nous allons manquer d'argent, malheureusement.

Piéry a l'air abattu. Les coups du destin l'ont sérieusement miné. Mais cela ne dure que quelques secondes. Bientôt, un sourire carnassier orne son visage,


- Le Holger nous doit une partie de sa richesse. Si je ne l'avais pas protégé des envieux, il aurait été taxé et ruiné très vite ! Agissons !

Grigor ne sait pas vraiment ce que son père entend par là. Il devrait lui dire que son raisonnement est faux, que les Lylasion ont autant bénéficié des faibles taxes sur les marchands que tous les autres et que leurs récentes mésaventures ne sont dues à rien d'autre la malchance ou l'incompétence. Grigor devrait lui dire cela. Il lui aurait dit, normalement, car du couple qu'il forme avec son père, il a toujours été la voix de la raison, celui qui calme les ardeurs de son père et tempère son manque d'éthique. Normalement, il aurait donc été honnête et franc, il aurait fait en sorte que rien de fâcheux n'arrive. Mais, ce soir, ce à quoi il pense, ce n'est pas la rectitude qu'il a toujours tâché d'atteindre, non. C'est le visage de la jeune Anna qui hante ses pensées.


- Faîtes ce qu'il convient de faire, Père, pour la survie du nom des Lylasion, se contenta-t-il de lui répondre, honteux et surpris de lui-même, avant de se retirer dans sa chambre.

Piéry Lylasion en reste interdit pendant quelques secondes. Il n'avait pas vraiment eu l'intention de faire quoi que ce soit, mais le fait que son fils lui signe un blanc-seing, voilà qui était inattendu ! Un signe qu'il fallait donc agir après tout !
Le vieux marchand convoque derechef le chef de ses gardes, le patibulaire Devallon, un forçat qu'il a sorti des geôles de la prison des Tourelles et qui lui est donc maintenant dévoué corps et âme.


- Devallon, il est temps d'agir! J'ai la preuve que le vieux Holger vole de l'argent au peuple de Tindali. Prenez vos meilleurs hommes, prévenez la milice de la ville et allez chez eux. Prenez ce papier avec vous, lui ordonne-t-il, tendant un papier écrit de sa main qui stipule la confiscation des biens de la famille d'Holger le Vieux.

Devallon ne cherche pas à comprendre, juste à obéir. Il appelle dans leurs quartiers les dénommés Maximilien, Oliver et Hector, ses trois meilleurs hommes et tous les quatre se mettent en selle, puis se dirigent vers le centre de Tindali.


Maison Holger

On tambourine à la porte. Violemment.
Dans la ruelle, des hurlements. « Par ordre du Maire de Tindali, ouvrez cette porte ! ».
On tambourine de nouveau !

Holger le Vieux n'a pas de gardes, il n'en a jamais eu le moindre besoin. Tout le monde l'aime et le respecte, il fait toujours montre de générosité et, de ce fait, n'a jamais craint pour sa sécurité. Jusqu'à ce moment précis.
Il n'a jamais été un guerrier. Il n'a jamais combattu, si ce n'est dans sa jeunesse dans des bagarres d'adolescents et autres fils de pêcheur. Néanmoins, il est courageux et intelligent. Il sait que ce vacarme n'annonce rien de bon, Il prend donc son épée, réveille sa femme et ses deux filles, cherche en vain son fils qui porte le même nom que lui, mais qui est introuvable, sûrement en vadrouille dans la ville,

Ceux qui tambourinent sur la porte et qui vocifèrent ne partiront pas, cela le vieux marchand en est sûr et certain. Il est donc obligé d'ouvrir la porte. À peine l'a-t-il déverrouillée que la porte est ouverte, quasiment défoncée à grands fracas. Quatre hommes ont poussé dessus et le vieil Holger a valdingué dans l'entrée, tombé les quatre fers en l'air. Il les reconnaît, il sait que ce sont des hommes de Piéry Lylasion.


- Que venez-vous faire ici ? leur lance-t-il.
- T'arrêter ! Traître à Tindali ! Voleur !

Holger le Vieux est choqué. Il ne sait pas de quoi ils lui parlent.


- De quoi parlez-vous, nom d'un chien ?!? Je n'ai jamais trahi, ni volé ! se défend-t-il en essayant de se relever en s'appuyant sur son épée.
- Lâche cette épée, vieillard ! Tout de suite !

Holger ne les a pas entendu, concentré sur cette tâche insurmontable qui est de se remettre debout, à son âge, quand on vient de se prendre une dérouillée par une porte violemment ouverte sur son propre visage.
Il n'a pas lâché son épée. Un des quatre hommes n'a aucune hésitation, il se doute que Lylasion le soutiendra et sort donc le pistolet qu'il porte à la ceinture, vise le vieux Holger et tire. Pour ne pas avoir entendu qu'il devait lâcher son arme, le vieux marchand a le visage emporté par le tir de la pétoire. Il tombe, raide mort.
Sa femme et ses deux filles hurlent, terrorisées, et appellent au secours les hommes qu'elles reconnaissent faire partie de la milice qui attendent dans la ruelle en face de la maison. Mais ceux-ci font la sourde oreille : il est trop tard pour intervenir, le vieux Holger est mort, ils le savent, et, désormais il n'y a aucun doute sur la personne à qui ils doivent obéir : Piéry Lylasion. Rien, ils ne feront rien.
Les hommes de Lylasion savent qu'il faut finir le travail. Les trois qui n'ont pas encore tiré visent les trois femmes qui ont cessé de crier, conscientes de ce qui allaient leur arriver. Toujours sans hésitation, trois détonations résonnent. Les femmes de la famille Holger ne sont plus.





Cathédrale de Tindali
Trois jours plus tard

Holger le Jeune, qui n'est désormais plus que le seul et unique Holger, prie. Et ressasse ses démons.


Le soir du massacre de sa famille, il était parti se promener sur les quais de Tindali, en compagnie de la belle Anna. Il avait envie de lui faire partager toutes les raisons pour lesquelles il adorait cet endroit et il avait été charmé de savoir que la jeune fille en connaissait autant que lui sur les bateaux et sur la mer, si ce n'est plus.
Après avoir quitté la jeune femme devant la pension dans laquelle elle logeait, non sans lui avoir dérobé un rapide baiser, Holger s'était mis en chemin pour rentrer chez lui. Il s'attendait à être accueilli par les remontrances de sa mère, lui reprochant de compter fleurette à une fille dont ils ne connaissaient rien, et aux moqueries de ses deux jeunes sœurs qu'il adorait et qui le lui rendaient bien. Il s'était attendu à cela et, pour tout l'or du monde, il aurait préféré cela au spectacle qu'il avait vu : les gredins de Lylasion qui mettaient à sac la demeure de sa famille, riant, volant, pillant. Pire encore, Holger avait vu un de ces hommes, dont il n'oublierait jamais le visage, jeter le corps de son père dans un chariot qui attendait au milieu de la rue. Il n'oublierait pas non plus cette plaisanterie de l'homme : « Et binh, l'vieux Holger, y voit plus très droit » et la raison de cette boutade : le visage à moitié arraché de celui qui lui avait donné la vie.

Depuis ce soir là, Holger se terrait dans la cathédrale de Tindali où les chanoines l'avaient recueilli, en mémoire des généreuses donations de sa famille. Le jeune homme savait de source sûre que les Lylasion fouillait l'intégralité de la ville dans l'espoir de le retrouver. Ils avaient tué toute sa famille, y compris ses deux jeunes sœurs innocentes, ils ne pouvaient pas laisser en vie le fils aîné du vieux Holger. Il représentait un danger trop grand.
S'il s'était d'abord juré de venger sa famille, Holger avait finalement rebroussé chemin après sa toute première tentative de sortir de la cathédrale. Il avait littéralement tremblé de peur. Il en avait maintenant honte, mais n'arrivait pas à faire preuve du courage qu'il avait pourtant toujours eu. Il était réfugié dans un des confessionnaux de la cathédrale.
Celui-ci était sensé être fermé, mais un homme entra quand même dans l'autre partie. Il pensait faire sa confession à un des prêtres de la cathédrale, sauf, qu'en réalité, il la faisait à Holger.


- Pardonnez-moi mon Père, parce que j'ai pêché. J'ai fait d'horribles choses qui me tourmentent.
- Je vous écoute, mon fils, lui répond Holger, d'une voix mal assurée.
- Il y a trois jours, j'ai participé aux meurtres de la famille du marchand-là. Je ne l'ai pas tué. Mais je crois que c'est moi qui ai tiré sur sa femme. Je ne voulais pas le faire. On venait juste là pour arrêter le vieux, mais ça a mal tourné ! L'un de nous a commencé à tiré. Puis on a tous tiré. Pardonnez-moi, je ne voulais pas !

Holger a reconnu la voix. C'est celle de l'homme qui a fait une plaisanterie en jetant la dépouille de son père dans le chariot, le soir du massacre. C'est donc aussi l'assassin de sa mère.

Tout en essayant de le réconforter, Holger sort et arme son pistolet sans bruit. Il le pointe vers le visage de celui qu'il distingue difficilement à travers la grille qui sépare les deux parties du confessionnal.

- Ça, c'est pour ma mère !

Le jeune homme n'a rien trouvé de mieux à dire avant de presser la détente de son pistolet.


Un homme sur les quatre est mort. Il reste du travail à Holger, qui a retrouvé tout son courage. Et s'est découvert un penchant pour les assassinats.
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Re: Série "Holger" - Épisode 1

Message  Invité le Dim 26 Juil 2015 - 15:03

Lucie avait regardé le 1er épisode tranquillement installée sur son canapé. Elle avait pleuré quand la famille Holger avait été massacré, avait eu peur et avait été contente quand l'autre avait été tuée.
Et elle avait vraiment hate de voir la suite!!

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Re: Série "Holger" - Épisode 1

Message  Côme Hème le Jeu 30 Juil 2015 - 17:09

J'aime bien ça bouge et on se cultive en même temps.
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Re: Série "Holger" - Épisode 1

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