Camp des réfugiés francovars

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Camp des réfugiés francovars

Message  Paul Pathyne le Sam 17 Déc 2016 - 10:42




Une cohorte de Sarraudar, sous les ordres d'Alef Burzmali, avait rejoint le Kitchassa, afin de prendre en charge les réfugiés francovars. Puis ils avaient pris la direction des Marches de Han.

Une fois arrivé à destination, Burzmali put constater que Miles Teg n'avait pas perdu de temps : des tentes avaient été dressées non loin de Vernii, la capitale. On donna aux réfugiés des couvertures et des produits d'hygiène. Puis un premier repas leur fut servi.

Une fois que cela fut fait, on procéda à un recensement. On compta en tout 1347 personnes, dont plus de la moitié étaient des femmes et des enfants.

En Francovie, une guerre avait éclaté après le putsch du Colonel Tarque. Elle avait déjà fait des milliers de morts. Les Jallanistes, après s'être alliés aux Monarchistes, s'étaient retournés contre eux. Un grand nombre de personnes avaient été arrêtées et emmenées dans une prison de Rémipolis. La Marine et l'Armée de l'Air avaient rejoint les putschistes, mais l'Armée de Terre était divisée et une partie des troupes s'était retranchée dans les montagnes du sud du pays.

Édouard Maréchal, qui fut un temps Président de la République et chef du clan de Fux, avait fui au Krassland pour y installer un gouvernement en exil. Assez curieusement, un autre gouvernement en exil s'était formé, à l'initiative de Jean Christophe Mariani, ancien ministre de l'économie, qui avait rejoint Pirée. Les deux gouvernements se revendiquaient chacun comme étant le seul gouvernement légitime de Francovie.

Conséquence de cette guerre, de nombreuses personnes avaient fui le pays, prenant la direction de Pirée, mais aussi de Prya. Et des habitants de l'Elvéotie, région très proche de Mézénas, avait opté pour ce pays.

Ils ignoraient encore combien de temps ils allaient y rester. Certains étaient persuadés que les rebelles avaient déjà perdu la guerre et ils s'étaient alors résignés à rester en Mézénas. Mais d'autres, à peine arrivés, envisageaient de créer ici une cellule de résistance et de mener des opérations en Francovie. Qui sait, Mézénas accepterait peut-être de les aider, de façon non officielle...
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Re: Camp des réfugiés francovars

Message  Timothée Allëscquot le Lun 6 Fév 2017 - 22:31

Les prières du Maréchal Allëscquot le protégèrent des horribles vagues du détroit de Sê. Il arriva saint et sauf au Comté de Saguenay. Il remercia le résistant marin qui patientera le retour du Maréchal pour le rapatrier en Elvéotie. Bien qu'il eut surmonté l'épreuve de la mer, Timothée Allëscquot devait encore marcher plusieurs kilomètres avant d'atteindre le Comté des Marches de Han où la population francovare en exil s'y protégait. Seul, ne maîtrisant pas les us et coutumes des mézéniens, puisqu'il est avant tout Elvéote, il arriva avec beaucoup de mal et de retard au camp de réfugiés du Comté. La population elvéote qui y habitait reconnaîtra sûrement le visage et la bonté de ce qui fut leur ancien gouverneur de province.
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Re: Camp des réfugiés francovars

Message  Timothée Allëscquot le Mar 7 Fév 2017 - 18:55

"Le voilà ! Ordure !! Vous qui avez laissé l'Elvéotie périr aux mains des Jallanistes" criait un vieillard. "Que faites-vous ici, foutez le camp ! Aller récolter vos taxes ailleurs."

Timothée Allëscquot écarquilla les yeux. En voyant dans quelles conditions les Elvéotes vivaient dans ce camp, il comprit que l'animosité à son égard était pleinement justifié. Il n'était pas en mesure de protéger son peuple lorsqu'il était chef de l'État d'Elvéotie.

Timothée Allëscquot
Je m'excuse. Je n'ai pas été à la hauteur, vous avez raison. Je n'ai pas réussi à défendre notre patrie lorsque les Jallanistes ont pris le pouvoir. Mais, je ne suis pas venu ici, de très loin, pour me lamenter de mes erreurs du passé. Je suis ici au Mézénas afin de libérer mon peuple, meurtrit par le froid, par la séparation, par la faim et par la colère. Des gens comme vous, bien que vous me haïssiez, je veux les aider quoiqu'il m'en coûte. Je ne suis plus le dirigeant des Contrés d'Elvéotie, j'en ai conscience. Cependant, avant que le Gouvernement d'Elvéotie ne soit dissolu par les Jallanistes, j'ai fais en sorte à ce qu'un mouvement de résistance elvéotique soit mis en place afin de libérer nos contrés. La Société de Résistance Elvéotique est plus que jamais capable de mener à bien le digne combat de la résistance. Alors, mon cher ami, oui je suis responsable de la situation déplorable de l'Elvéotie. Mais je suis le premier à regretter mes actions, que je compte bien réparer.

Allëscquot explora le campement des Elvéotes. Tous lancèrent des regards de tristesse, de colère et de fatigue. Il se dirigea vers un des gardes du campement

Excusez-moi. Je me présente, Timothée Allëscquot, ancien chef du Gouvernement Elvéote. Je suis désolé de vous rencontrer dans de telles circonstances, j'ai du illégalement traverser le détroit de Sê afin d'échapper à l'espionnage des Jallanistes. Voici mon passeport. J'aimerais que vous demandiez à votre supérieur hiérarchique de prévenir le Président de la Fédération de ma venue au Mézénas. Je suis désolé si je parais trop présomptueux, mais cela est urgent et il ne me reste pas beaucoup de temps devant moi. Je vous remercie.
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Re: Camp des réfugiés francovars

Message  Paul Pathyne le Mar 7 Fév 2017 - 19:14

Le Sarraudar se demanda un instant qui pouvait être l'homme qui s'était adressé à lui. Il n'avait jamais entendu parler de Timothée Allëscquot, mais il fut particulièrement surpris lorsque ce dernier demanda que l'on prévienne le "Président de la Fédération".

Peut-être voulait-il parler de Bernard Duchêne, le Président de la Fédération de Football.

Face à une situation inattendue, il ne savait réagir que d'une seule façon. Il se saisit de l'importun puis il le menotta. Ensuite, il emmena son prisonnier au Burseg Amon Thorpe, responsable du camp. Il lui expliqua alors toute la situation.





Amon Thorpe : Très bien, laissez-nous, soldat.

Monsieur, tout d'abord, je vous demanderais de bien vouloir me dire qui vous êtes et quelles étaient vos intentions lorsque vous êtes entré dans ce camp.
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Re: Camp des réfugiés francovars

Message  Timothée Allëscquot le Mar 7 Fév 2017 - 19:26

Timothée Allëscquot ne contesta pas le fait qu'on le menotte. Il comprenait bien que son comportement pouvait être jugé de suspect par les autorités. Il fit donc preuve d'un grand calme.


Je suis honoré de vous rencontrer. Je me nomme Timothée Allëscquot. Je suis originaire de l'Elvéotie, contrées situées à l'immédiat Sud du Mézénas, et ancien Chef du Gouvernement Elvéotique avant sa dissolution par le Régime Jallaniste. Je suis venu au Mézénas, non pas pour m'exiler, mais en qualité de politique afin d'implorer l'aide du Président de la Fédération du Mézénas. L'Elvéotie est soumise à l'oppression Jallaniste, et il est de ma responsabilité de planifier sa libération. Je comprend que vous me suspectiez, voici donc les documents prouvant mon ancien statut de Gouverneur d'Elvéotie ainsi que les documents officiels francovars vous attestant mon ancien statut. Vous pourrez contacter le Gouvernement Francovar exilé pour qu'ils donnent raison de ma bonne foi.
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Re: Camp des réfugiés francovars

Message  Paul Pathyne le Mar 7 Fév 2017 - 19:44

Le Président de la Fédération ? Thorpe se dit que l'Elvéotie devait avoir été isolée du reste du micromonde pendant trop longtemps, pour que celui qui fut par le passé son chef ignore que Mézénas était une monarchie, dirigée par un Prince-Padishah et qu'il n'y avait évidemment pas de Président à la tête du pays.

Le Burseg expliqua à Alléscquot sa regrettable méprise. Puis après lui avoir expliqué le fonctionnement des institutions mézènes, il enchaina.



Adam Thorpe : Ces choses étant dites, Monsieur, je suis prêt à croire que vous êtes sincère et que vos intentions ne sont pas hostiles. (il lui retire ses menottes). Mais je me trouve face à un dilemme. D'une part, le chef du gouvernement est actuellement à l'étranger et ne rentrera pas avant un jour ou deux. Ensuite, ce n'est pas une chose aisée que d'obtenir un entretien en tête-à-tête avec Sa Majesté, Paul Pathyne, souverain des États Fédérés de Mézénas. En général, il faut s'y prendre plusieurs semaines à l'avance et on n'a aucune garantie que Sa Majesté accepte l'entrevue.

Cependant, vous avez de la chance. Une fois dans le mois, Sa Majesté reçoit les doléances de son peuple. Tout un chacun, le plus humble des Mézènes, peut se présenter face à Sa Majesté et lui exprimer ses doléances. Et il se trouve que cela se fera demain dans la journée.

Souhaitez-vous être présent à cette cérémonie ?
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Re: Camp des réfugiés francovars

Message  Timothée Allëscquot le Mar 7 Fév 2017 - 19:53

Spoiler:
EL: Excuse-moi, j'ai dû m'enflammer en voyant le mot "États fédéraux" Laughing Laughing

Timothée Allëscquot
J’attendrai la cérémonie de demain, pourvu que je puisse entrer en contact avec Sa Majesté. Je vous remercie pour votre coopération et votre gentillesse. Je resterai la nuit auprès des miens.
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Re: Camp des réfugiés francovars

Message  Paul Pathyne le Mar 7 Fév 2017 - 20:18

Thorpe contacta Kaïtaïn et s'entretint un long moment avec plusieurs personnes au téléphone.

Puis il expliqua à l'Elvéote qu'il partirait à la première heure le lendemain matin et rencontrerait au Palais de Kaïtaïn Hasimir Ferhig, l'un des proches du Prince-Padishah. Ce dernier l'accompagnerait tout au long de la journée.

En réalité, Ferhig aurait surtout la tâche de garder un oeil sur Alléscquot. Bien qu'il lui paraissait sincère, il ne pouvait pas laisser un étranger se promener dans les rues de la capitale et dans les couloirs du Palais sans une étroite surveillance.


Le lieu du rendez-vous avec Ferhig >>>> http://sudmicromonde.forumactif.org/t1118-dans-les-appartements-prives-d-hasimir-ferhig#6919
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Re: Camp des réfugiés francovars

Message  Paul Pathyne le Jeu 27 Juil 2017 - 20:13




Le Chancelier Peyranne s'est rendu dans l'après-midi à Vernii, la capitale des Marches de Han. Il y a rencontré Luther Pavonis, le nouvel homme fort de la région qui a remplacé le Comte Vernius, disparu dans les conditions que l'on sait.

Puis, accompagné par une meute de journalistes radio et télé soigneusement sélectionnés par la Chancellerie pour couvrir ce déplacement, il est allé voir les réfugiés francovars. Il a pu constater qu'une partie d'entre eux n'étaient pas repartis en Francovie après la chute de Tarque.


Jean Peyranne : Et donc, jeune homme, vous souhaitez rester à Mézénas ?

Un réfugié : Bah ouais, m'sieur, nous on est bien, ici. On n'a pas envie de... (il hésite, un homme en costume et cravate lui souffle quelques mots à l'oreille) On n'a pas envie de retourner en Francovie, c'est que des bouffons là-bas ! Nous, on aime bien Mézénas, c'est notre pays, c'est chez nous !

Jean Peyranne (se tourne vers ses proches) : Il est bien, ce jeune homme, il est très bien ! (il lui donne une franche poignée de main puis se tourne vers les journalistes) N'est-ce pas formidable d'entendre ce jeune homme nous dire combien il souhaite vivre à Mézénas plutôt que retourner en Francovie ? Cette jeunesse, ardente, courageuse, nous en avons besoin autant qu'elle a besoin de nous ! Ce jeune homme, comme des centaines d'autres, trouvera à Mézénas l'opportunité de réaliser ses rêves et de se construire un nouvel avenir ! Comme je l'ai promis lors de la campagne électorale, tous les réfugiés francovars qui le souhaitent pourront obtenir la nationalité mézène. (il reste immobile un bref instant) Voilà, c'est fait, c'est plié, maintenant disparaissez ! Daniel, tu peux venir me voir un instant ?


Il s'éloigne du groupe de jeunes avec son conseiller en communication.


Jean Peyranne : Tu lui as donné ses 50 M$ ? Très bien, par contre, il connaissait pas son texte, tu as été obligé de lui souffler à l'oreille ! C'est incroyable, ça ! Tu l'as mal briefé, il n'avait que quelques mots à dire et il a pas été foutu de s'en souvenir ! Fais attention, Daniel, fais attention, en passant par la Chancellerie, ça t'ouvre des portes alors ne fous pas tout en l'air ! Parce que je te préviens, je donne trois coups de fil et il y a personne à Mézénas qui voudra t'embaucher !

Allez, retournons auprès des autres...
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